Peu importe la gravité de l’acte, une agression sexuelle laisse à chaque fois des séquelles graves sur un e ou psychologiques, sociales et sexuelles
Chacun a le devoir de dénoncer l’agression sexuelle, d’aider l’enfant  ou l’adulte qui a été un  enfant victime à comprendre que c’est lui la victime, qu’il n’était pas en tort.

Les signes d'alertes

Attention : Un signe seul ne reflète pas obligatoirement un acte répréhensible mais doit nous alerter, voire même nous pousser à poser des mots, des questions.
Parmi ces signes, on trouve :

  • une notion avancée de l’acte sexuel.
  • une masturbation en continu,
  • une imitation de l’acte sexuel ou la démonstration d’une grande connaissance de la sexualité
  • la masturbation compulsive et publique de l’enfant
  • lors des interactions avec ses camarades de jeux, il peut extérioriser ce qu’il subit et devenir à son tour un agresseur potentiel.

Les dessins

SI un enfant fait des dessins à caractère sexuel, avec des formes phallique ou vulvaire, cela peut être un signe qu’il a subi des abus. Attention il faut que ce type de dessin soit suivi d’une formulation ou quelque chose qui ne laisse pas de doute. Par exemple, si l’enfant saigne au sexe ou aux fesses ou s’il a du mal à s’assoir.

Il est impératif de croire en la parole d’un enfant. Il n’a pas la maturité psychique pour inventer de lui-même ces actes. Il ne peut pas fabuler s’il n’a pas été victime de tels actes.

La sidération

Assassinat psychique

Toute agression sexuelle est une forme de violence psychologique et émotionnelle grave dans la construction psychique d’un enfant. 

Il existe aussi un abus sexuel plus visuel et psychologique comme la présentation d’images à caractère sexuel et pornographique à un enfant. Proférer des paroles  obscènes et humiliantes sur l’acte sexuel ou les organes sexuels devant l’enfant est aussi une agression sexuelle, que ce soit verbal ou écrit.

Les conséquences psycho-traumatiques des violences

Les conséquences physiques

  • Dysfonctionnements importants des circuits émotionnels et de la mémoire
  • Séquelles cérébrales visibles par IRM, avec une diminution de l’activité et du volume de certaines structures
  • Hyperactivité
  • Scarification
  • Mise en danger physique 
  • Altération du fonctionnement des circuits de la mémoire et des réponses émotionnelles
  • Troubles liés au stress et aux stratégies de survie
  • Maladies cardio-vasculaires et respiratoires
  • Diabète
  • Troubles alimentaires : Obésité, Anorexie
  • Épilepsie
  • Troubles de l’immunité
  • Troubles gynécologiques
  • Infections sexuellement transmissibles
  • Troubles digestifs
  • Fatigue épuisement
  • Douleurs chroniques

Les conséquences psychiques

  • Sentiments de honte, de culpabilité et de haine
  • Déni
  • Dissociation
  • Sentiments d’abandon
  • État de stress post-traumatique chronique associé à des troubles dissociatifs
  • Sentiment de mort psychique « mortes-vivantes »
  • Tentative de se suicider
  • Troubles anxieux
  • Dépressions
  • Troubles du sommeil
  • Troubles cognitifs
  • Troubles alimentaires
  • Addictions
  • L’absence d’émotion
  • Incapacité à se protéger
  • Conduites d’évitement et de contrôle de l’environnement (phobies, TOC)
  • Conduites d’hyper vigilance
  • Reproduire les violences

Durant la grossesse

  • Maternage source d’angoisse
  • Négligence des soins
  • Allaitement abandonné
  • Dépression Post-partum
  • Syndrome d’alcoolisme fœtal
  • Addictions cigarettes – cannabis…
  • Infanticide

 

Conduite à risque dissociant

permet à la victime de faire sortir la souffrance et/ou d’alerter et/ou d’anesthésier :

  • conduites auto-agressives (se frapper, se mordre, se brûler, se scarifier)
  • mises en danger (conduites routières dangereuses, jeux dangereux, sports extrêmes, conduites sexuelles à risques, situations prostitutionnelles, fugues, fréquentations dangereuses),
  • conduites addictives (consommation d’alcool, de drogues, de médicaments, troubles alimentaires, jeux addictifs),
  • conduites délinquantes et pulsions meurtrières (l’autre servant alors de fusible grâce à l’imposition d’un rapport de force).

Les conséquences sociales ...

  • Perte d’estime de soi
  • Perte de confiance en soi
  • Méfiance envers autres
  • Difficulté de trouver la bonne distance dans les relations aux autres
  • Impact considérable sur leur vie scolaire, professionnelle, sociale, affective et sexuelle, et sur leur santé
  • Risque de mort précoce par accidents, maladies et suicides : – 20 ans d’espérance de vie
  • Impossibilité ou une très grande difficulté d’avoir une vie sexuelle
  • Impossibilité ou une très grande difficulté d’avoir vie amoureuse

... transgénérationnelles

  • Modifications neuronales (observations sur l’IRM)
  • Troubles répercutés sur les enfants – petits-enfants